CEDEC : Après l’incendie de Notre- Dame

Bienheureuse loi de 1905 !

, par Monique Cabotte-Carillon

Telle est l’expression qui devrait aussi venir à l’esprit des responsables de l’Eglise de France. A l’heure où la nation mesure le poids de la catastrophe constituée par les dégâts subis à Notre Dame de Paris, comment échapper aux soucis bassement matériels de la reconstruction de ce lieu de culte ?

Toutefois, n’oublions pas que ce lieu est notre propriété à tous, notre patrimoine culturel, historique...et pas seulement le témoignage de l’oeuvre de croyants de confession catholique. C’est une des racines de l’Europe : chrétienne, mais il en est d’autres (gréco-latine, humaniste, juive, musulmane, philosophie des Lumières, etc...)
Lieu de culte, certes, mais d’après l’article 12 du titre III de notre loi de 1905 « Les bâtiments et les objets mobiliers qui les garnissent sont et demeurent propriété de l’Etat... » ; dans l’article suivant, il est précisé qu’ ils seront laissés gratuitement à la disposition des associations auxquelles ces biens auront été attribués (les associations dites cultuelles).
L’Eglise catholique de France va ainsi apprécier que son « propriétaire », l’Etat , soit dans l’obligation de financer une très grosse partie des sommes à investir demain pour restaurer ce qui peut l’être pour ce bien qui lui est « attribué ». Qui oserait nier la sagesse des rédacteurs de cette loi ? Parmi les croyants, certains se battent pour maintenir la loi de 1905 dans son intégralité. Les gestes de concorde ne sont pas si nombreux dans notre histoire.

Monique Cabotte-Carillon
Présidente du CEDEC : Chrétiens pour une Eglise Dégagée de l’Ecole Confessionnelle.


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