Forum Débats laïques

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Buste Marianne

Jacques Cros

 

 

 

 

 

 

 

 

Je reçois un texte de Gérard Delfau, ancien sénateur radical, ancien maire de Saint-André-de-Sangonis qui fait le point sur la question de la laïcité en regard des élections présidentielles.

Qu’est-ce que j’en pense ? Je n’ai pas de sentiment religieux et bien sûr je ne pratique pas. Je rentre dans une église à l’occasion d’obsèques ou simplement quand je fais du tourisme. Ceci étant je ne m’interroge pas chaque matin sur l’existence ou la non-existence de Dieu, ce n’est pas une affaire qui me préoccupe.

Je suis d’accord avec la loi de séparation des Eglises et de l’Etat adoptée en 1905. Les convictions religieuses sont du domaine du privé et les pouvoirs publics n’ont pas à s’en mêler. La liberté de conscience de chacun doit être garantie et je peux souscrire à la formule de Lénine « Qui veut le pope paie le pope » ! Oui, je suis favorable à l’application de la loi républicaine dans les départements d’Alsace Moselle.

Je  suis pour   l’acceptation de toutes les religions : catholique, protestante, israélite, islamique… Je suis aussi pour le respect de ceux qui n’ont pas de religion, agnostiques ou athées. La secte des adorateurs de l’oignon ne me gêne pas outre mesure même si j’ai de la condescendance pour de telles croyances !

Ceci étant je ne limite pas mon analyse des difficultés que nous vivons dans les domaines économiques et sociaux à un problème de religion. Pour moi c’est la logique du système, fondée sur l’exploitation capitaliste avec son mécanisme de profit qui est responsable de la dégradation que nous connaissons.

La religion a servi de prétexte à des opérations militaires qui avaient des objectifs d’appropriation de richesses. Les croisades, y compris celle des Albigeois, se sont servies de la foi. Au temps des guerres de religion qui ont ruiné notre pays il y avait des chefs de factions qui utilisaient le prétexte de Dieu pour réaliser leurs ambitions. C’est vrai aujourd’hui avec le djihad et avec l’envoi de corps expéditionnaires en divers points de la planète, croisades des temps modernes. Le but est toujours la possession, en l’occurrence  de matières premières.   

L’Ecole laïque n’a pas craint de justifier le colonialisme, aussi je n’attribue pas à la laïcité toutes les vertus. D’autant moins que j’ai été enrôlé à vingt ans pour aller faire la guerre en Algérie ! J’étais alors plus en conformité avec la position des chrétiens qu’avec celle de nos bons laïques.

Dans les conflits en général chacun des belligérants a tenté de mettre Dieu dans son camp. Celui-ci devait jouer double jeu !

Ils nous ont écrit:

Jacques Cros

 

 

 

 

 

 

Et Dieu dans tout ça ?

Dans toutes les guerres les belligérants ont tenté de mettre Dieu dans leur camp. Chez les musulmans c’était la Djihad, la guerre sainte, chez les chrétiens, lors des croisades, y compris celle des Albigeois, la croix était sur les armures des combattants.

Que ne s’est-on étripé en France pendant les guerres de religions au nom de la vraie foi. Les camisards n’oubliaient pas de chanter le psaume des batailles : « Que Dieu se montre seulement et l'on verra dans un moment abandonner la place,  le camp des ennemis épars, épouvanté de toutes parts, fuira devant sa face ».

On a  pu le voir sur plusieurs cartes patriotiques, en 14 / 18 les soldats français combattaient pour la patrie et pour Dieu.

Les Allemands n’étaient pas en reste qui à la même époque avaient, gravé sur la boucle de leur ceinturon, «  GOTT MIT UNS » (Dieu est avec nous).

Une inscription que l’on retrouve chez les mêmes au même endroit pendant la deuxième guerre mondiale.

Il paraît qu’on peut entendre en ce moment le slogan en Côte d’Ivoire dans l’un au moins des deux camps.

En Angleterre il y a presque l’équivalent avec le « GOD SAVE THE KING » (Dieu sauve le roi).

Chez nous dans certaines chansons on demande l’aide de Dieu. Je me rappelle avoir entendu alors que j’étais enfant « Sauvez, sauvez la France (bis)… au nom du Sacré Cœur ».

A Cessenon en 1921 la paroisse avait fait mettre dans l’église du village un autel des défunts surmonté d’un vitrail représentant Notre Dame des Tranchées.

Et Dieu dans tout ça ?  Et bien laissons lui la parole, via la légende d’un dessin de Jean Effel « Je jouais double jeu ! »

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