RENCONTRES du 26 Mai 2018

  • Les images des premières rencontres de la collection Débats laïques 2018

    , par Pascal Hocante

    Le 26 mai dernier, au théâtre du Lucernaire, à l’initiative des Éditions L’Harmattan, de Françoise Laborde, sénatrice de Haute-Garonne, et de moi-même, se sont tenues les premières Rencontres Débats laïques.

    Elles ont rassemblé les auteurs des ouvrages déjà parus, mais aussi des universitaires, des syndicalistes enseignants, des représentants du secteur associatif, ainsi que des élus locaux et nationaux.

    Devant un public attentif, ont été traités, dans un climat serein, des thèmes aussi délicats que le régime concordataire en Alsace et en Moselle et à Saint-Pierrre et Miquelon, ou bien l’apprentissage de la liberté de conscience à l’école...

  • Gérard Delfau : La liberté absolue de conscience, c’est le « caractère propre » de l’École publique laïque et la matrice de la gauche.

    , par Gérard DELFAU

    Gérard DELFAU :"Le concept d’École publique laïque a été l’un des fondements de la République et il a marqué, à la fin du XIXe siècle, l’entrée dans l’âge de la démocratie.[…] Chez les politiques, à droite et parfois à gauche, ce qui gagne peu à peu du terrain, c’est une vision néolibérale inavouée de l’école […] L’École publique est, en outre, minée de l’intérieur par une attitude générale de « déconsidération », parfois de défiance […] L’École de la République, n’est pas seulement « publique ». Elle est aussi "laïque"...

  • Michel Seelig : Les régimes dérogatoires des cultes, état des lieux et perspectives en France et en Europe.

    , par Michel Seelig

    "Le titre de cette contribution peut surprendre. En effet, une dérogation suppose une norme. En Europe chaque État dispose de la sienne propre en matière de régime des cultes : religion d’État, cultes reconnus ou séparation des cultes et de l’État.
    Notre pays, la France, présente cette particularité de disposer d’un régime de séparation assorti de régimes dérogatoires avec cultes reconnus dans certaines parties du territoire.
    À ma connaissance, il s’agit là d’un cas unique !
    Alors, pourquoi cette référence européenne dans le titre de mon propos ?

  • Rémy-Charles Sirvent : L’école : « indivisible, laïque, démocratique et sociale » ?

    , par Rémy-Charles Sirvent

    La laïcité est ballotée entre une extrême-droite qui s’en sert pour exprimer son refus d’accepter la pleine citoyenneté d’une certaine catégorie de français, une extrême-gauche qui pense que le droit à la différence devrait accorder des droits différents, sans oublier la masse de ceux qui l’amoindrissent en expliquant que la laïcité est la tolérance (trop souvent réduite à l’acceptation, un rien dédaigneuse, de l’erreur de l’autre, qui conduit à supporter ce qu’on ne peut pas interdire), que la laïcité est le vivre-ensemble (le maître et l’esclave vivaient ensemble… ).

  • Martine CERF : Croyances, convictions et citoyenneté

    , par Martine Cerf

    "Un État peut-il réellement rester laïque si les citoyens ne prennent pas en charge ce principe et son fonctionnement au quotidien ? Ou pire, s’ils sont individuellement opposés à ce principe ?" […]
    "On voit bien que dire qu’un État peut être laïque sans que les citoyens soient concernés est aussi absurde que de dire : « C’est l’état qui est démocratique, pas les citoyens ». On voit mal comment une démocratie pourrait rester une démocratie si les citoyens n’adhèrent pas à ce principe…."


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